Un géant nommé Atitlan


Trois volcans, un lac, une culture maya vivace et des gens adorables, Atitlan c’est la dolce vita version Guatemala, une étape immanquable dans la découverte de ce magnifique pays.

Après notre première traversée de frontière à pieds (tadaaa !), et un parcours mouvementé en chicken-bus, nous arrivons tous secoués au bord du lac Atitlan, notre première étape côté Guatemala. Première impression : c’est vert, c’est beau ! Intéressés par les cours d’espagnol dont nous avons grand besoin, nous optons pour San Pedro la Laguna, réputée la ville la moins onéreuse du rivage. Pour la rejoindre, il faut déjà traverser le lac en bateau.


Un volcan pour piscine

Le lac en question est splendide, ni grand ni petit, cerné de volcans, de montagnes et de forêts. Ainsi il figure a juste titre sur tous les itinéraires conseillés. Lui même est en fait un ancien cratère rempli d’eau, même trop, puisque son niveau a récemment bien monté. On peut sans problème y nager et les locaux y prennent le bain et y lavent leur linge. Un décor divin dont on n’a pas su se lasser en 15 jours.

Dans la ville, deux mondes se côtoient sans vraiment se mélanger. Sur la rive, des bars, des hôtels, des agences de tours, que les locaux appellent affectueusement « gringolandia ». Tout est au goût des gringos (au nôtre aussi, je l’avoue), et ce sont eux d’ailleurs qui tiennent la plupart des business. Sur les hauteurs, à quelques rues (en pente raide) de là, le monde maya, organisé autour du marché, multicolore comme il se doit. C’est le genre d’endroits où tout le monde vous sourie et vous dit bonjour, et c’est complètement addictif !

Ici on parle le tz’utujil avant l’espagnol, et les femmes portent toujours la jupe traditionnelle, un grand pan d’étoffe tissée de couleurs et de fil irisé, fixé à la taille par une ceinture tout aussi belle. Les plus coquettes assortissent aussi leur huipil (leur blouse) sur un même ton de couleur, parfois même les chaussures. De trop rares hommes portent aussi le costume local : un pantalon court en tissu blanc à motifs, une chemise, et surtout un chapeau. Vraiment classe (mais si rare que je n’ai pas de photo). D’innombrables boutiques, et même les épiceries proposent tissus et ceintures pour perpétuer l’habit traditionnel. Il est si spécifique à chaque village qu’il permet de distinguer l’origine de son propriétaire où qu’il aille. On espère qu’ils continueront ainsi longtemps, la seule alternative semblant être le combo jean + tshirt.

En ville, il y a un nombre fou d’écoles d’espagnol, et on vous raconte dans l’article suivant notre expérience à la Mayab School et notre séjour chez une famille de San Pedro.


Autour du lac

Après notre séjour chez Elena, nous retournons dans le paisible hôtel Tepepul Kaan pour profiter encore des alentours. A peine l’école d’espagnol terminée, j’enchaîne avec deux demi-journées à apprendre les bases du tissage, à l’atelier Teixchel, avec pour support le fameux « telar de cintura », déjà utilisé du temps des anciens mayas. C’est plaisant, hypnotique, et plutôt douloureux pour le dos.

Je vous raconte aussi par ici notre rencontre avec l’incroyable sculpteur Feliciano Pop, lui aussi de culture tz’utujil. Si vous passez par là, ne manquez pas de rencontrer ce personnage unique.

La nuit, il y a ce qu’il faut pour faire la fête, et vous trouverez facilement un bar à votre goût. A l’heure du repas, vous trouverez aussi bien des spécialités locales que des mets internationaux. San Pedro a même la particularité d’héberger une forte communauté israëlienne, et qui Israël dit… falafels et houmous. Miam ! Surprenant Guatemala… Partout la vie est très bon marché, ce qui ne gâche rien.


Pour varier les plaisirs, Atitlan, c’est aussi d’autres petites villes bien différentes, accessibles en bus ou en bateau :

  • San Marcos la hippie chic avec ses architectures folles inspirées du monde entier et ses retraites spirituelles
  • San Juan, bourgade tranquille dédiée au tissage artisanal
  • Tzununa, bien plus nature, et où selon moi le costume des femmes est le plus beau
  • Santa Clara surplombée par « la nariz del indio », une montagne bien située pour y admirer le lever de soleil sur le lac. Il faut se lever tôôôt, mais le spectacle en vaut la peine.
  • Et plein d’autres villes que nous n’aurons pas le temps d’explorer.

L’ambiance du jour

Qui que vous soyez, difficile de ne pas aimer le lac Atitlan et ses alentours, et rien que de le raconter j’ai déjà envie d’y retourner.

// Camille, nostalgique

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4 réflexions sur “Un géant nommé Atitlan

  1. Solange Villedieu dit :

    Hello Camille et Mathieu ,tjrs heureuse de lire vos récits de voyage , ici de retrouver des lieux découverts il y a ….-très – longtemps !!! mais qui ont conservé ttes leurs couleurs et leur charme … Etes – vs tjrs au Guatemala ou écrivez-vs avec  » vos souvenirs  » .Si vs avez les odeurs , c’est café et pain grillé du matin ….Mille affectueux baisers . Solange

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    • Cam dit :

      Coucou belle Solange ! On est toujours en super décalé dans nos récits, on est actuellement au Panama… C’est rassurant de penser que le Guatemala n’a pas trop changé, en espérant qu’il conserve sa magie encore longtemps !
      bises

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