lagune San Ignacio

Ignace et la baleine

Une lagune désertique, des familles de baleines et un village passionnant : San Ignacio a plus à raconter qu’il n’y paraît. Dernier volet de notre road-trip californien, c’est aussi notre coup de cœur.


Kadakaamán, une palmeraie en plein désert

Le long de la route n°1, on croise beaucoup de choses crevées : cactus, pneus, coyotes… La vie est rude dans le désert et les vautours rôdent. Puis, tel un mirage apparaît l’oasis, un canal d’eau douce bordé de cannes et de palmiers se dandinant dans le vent.

A l’arrivée des Jésuites, elle s’appelait encore Kadakaaman, littéralement « un ruisseau et des roseaux », ce qui a peu changé finalement. Les palmiers sont l’autre vedette de San Ignacio. Ces derniers ont toujours fourni à la région du bois, de la palme multi-usage mais aussi des dates (longtemps exportées jusqu’aux Etats-Unis). Une bénédiction en plein désert qui explique facilement le développement du lieu.

De nos jours, le cœur du village s’est recentré autour de sa merveilleuse église et de son zocalo. On pense franchement que San Ignacio mérite autant le titre de Pueblo Magico que Loreto… En janvier, la ville est calme, mais ruralité oblige, la nuit c’est un concert de chiens, de chevaux, puis de poules au petit matin.


village Peoples

A la recherche du logement le moins cher, on nous recommande las cabañas. On trouve le propriétaire et bâtisseur sur le toit d’une des cabanes en question, en train de réparer les dégâts d’une tempête. Au premier abord bourru, Armando nous a raconté mille choses au long de notre séjour. Il connaît bien la région pour l’avoir sillonnée de Tijuana à La Paz. Le dernier jour, il nous a même fait une visite commentée du village en nous présentant tout le monde. Les légendes ne manquent pas : un chinois trafiquant d’opium, de vieilles tombes jésuites équipées de passages souterrains, d’antiques maisons en torchis avec chacune une histoire… Il nous présente également Juanita, une américaine amoureuse des lieux qui archive précieusement photographies et artisanat local dans sa splendide demeure, la Casa Lerée, à découvrir.

Vous l’aurez compris, on vous recommande chaudement de séjourner chez Armando si vous passez par là. Les cabanes sont très confortables et l’homme gagne à être connu. Il ne manque d’ailleurs pas d’idées pour développer son affaire.


A la rencontre de la baleine grise

A l’instar des nombreux canadiens en camping-cars croisés sur la route, la baleine grise vient passer l’hiver au chaud sur les côtes mexicaines. Un de ses spot préférés, notamment pour la reproduction, est la lagune de San Ignacio. C’est parti !

Avec des kilomètres de pistes à travers un désert de roches et de sel, on a fait passer un sale moment à notre voiture de location. Quelques maisons de pêcheurs ponctuent le paysage splendide et désolé. Au bout du périple, la récompense. Ou presque. On nous annonce qu’il y a trop de vent pour sortir en mer ce jour là. On profite de notre déconvenue pour apprécier les lieux. Un vrai décor de film, « Mad Max à la plage ».

Retour à la case village, où nous décidons de retenter notre chance pour le lendemain. Cette fois-ci, avec une agence et son 4×4, pour épargner notre véhicule de loc !* Ce jour là, le vent souffle encore plus fort sur la lagune, mais cette fois-ci on embarque. Très vite, en mer, nous voyons les premiers jets d’eau : c’est le repaire de la baleine grise.

Nous suivons une mère enseignant à son petit tous les gestes nécessaires à sa survie. Touchants et gracieux malgré leurs quelques tonnes. Partout alentours nous voyons les gros mammifères jouer à la surface. Par contre, impossible de les toucher à cette période de l’année, les baleineaux sont encore trop jeunes et les mères farouches. De façon générale, nous avons trouvé les organisateurs très respectueux des animaux et de leur milieu naturel. Ici, la baleine est protégée, ça ne sera pas toujours le cas pour ses prochains voyages, malheureusement.

Encore une belle expérience, et une croix de plus sur le tableau de nos rêves !

*Pour info, plus vous serez nombreux à partir, plus le prix baissera. Nous avons payé 1200 pesos chacun tout compris avec Fischer Tours, qui travaille avec Antonio’s sur la lagune. Vous trouverez d’autres agences autour du zocalo proposant des prestations similaires, mais ça vous donne une idée… Tous disposent également de logements en cabanes sur la lagune.


L’ambiance du jour

Balade en famille (avec l’aimable participation du vent dans vos oreilles)… On vous laisse imaginer les embruns.

Publicités

4 réflexions sur “Ignace et la baleine

    • Cam dit :

      Comme disait notre guide à la Paz, à la rencontre des requins-baleines, « c’est comme sur National Geographic Channel, mais pour de vrai » ! 🙂

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s