mairie santa Rosalia Baja

Wild Wild West


A Santa Rosalia

Cité minière entre mer et montagne, Santa Rosalia est un véritable décor de film à ciel ouvert. Son influence française en plein cœur de la Californie la rend d’autant plus étonnante…

Après Loreto et les sublimes plages de la Bahia Concepcion, la route n°1 nous guide jusqu’à Santa Rosalia. On nous a vanté son église Eiffel et ses maisons en bois coloré. Ca sera notre prochaine halte.

Encaissée entre ses carrières et son port industriel, Sainte Rosalie offre un premier visage plutôt déconcertant. Rues sombres sous le soleil déclinant, chien abattu sur le bord d’un trottoir, bloc de maisons fraîchement calcinées, passants vous dévisageant… Ok, c’est le Far West !


French touch

Dans le doute d’être bien tombés, nous pistons la fameuse église imaginée par l’ingénieux Eiffel pour une exposition universelle. Ne la cherchez pas de loin, elle est toute petite et ne dépasse pas des maisons alentours. Une délicate curiosité. Certains disent qu’elle aurait été créée par un concurrent, d’autres qu’elle devaient être livrée ailleurs. Les légendes vont bon train mais le prestigieux nom d’Eiffel demeure.

Autours, les petites maisons nous apparaissent, pimpantes et coquettes avec leurs galeries de bois peint, enfin la ville révèle son charme fou.


retour 130 ans en arrière

Wagons, usines, bâtiments, les vestiges de la belle époque sont partout. La compagnie du Boléo (oui, en français dans le texte) obtient en l’an 1885 l’exclusive exploitation du sous-sol en l’échange du développement de la ville. En somme, du cuivre de super qualité contre une voie ferrée et un port artificiel. Incroyable, la petite ville a même été la deuxième du pays, après la capitale, à accueillir la fée électricité.

Outre l’église de fer, les français ont laissé là une architecture de bois, qui rappelle d’avantage les anciennes colonies antillaises que ce qu’on connaît dans l’hexagone. Notre logeuse, hyper bavarde, nous raconte ses ancêtres français, les bains de mer en costume, le french cancan et l’histoire si particulière de Santa Rosalia. Un cours d’espagnol doublé d’un cours d’histoire : on prend, forcément ! Ils semblerait aussi que des ovnis survolent la région, mais on n’a pas pu le vérifier.

Retour au XXIe siècle. En quittant la bourgade, on aperçoit l’actuel site minier en bord de mer : les affaires continuent… Prochaine étape, rencontrer les baleines grises sur la lagune de San Ignacio.


L’Ambiance du jour

Peu après Santa Rosalia, on pénètre dans la réserve naturelle d’El Vizcaino par le joli massif de volcans des Trois Vierges. On vous laisse apprécier le paysage et la sérénité des lieux.

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2 réflexions sur “Wild Wild West

  1. Odile dit :

    Etonnante, cette ville et sa richesse passée. Les mines de cuivre sont-elles encore très actives ? On a l’impression que la ville est morte ou moribonde…

    A bientôt pour les baleines !

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    • Cam dit :

      Pardon pour cette impression de ville-fantôme ! Santa Rosalia est tranquille mais bien vivante 🙂
      Apparemment on n’y exploite plus le cuivre mais d’autres minerais. Et la pêche marche bien on dirait…

      J'aime

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